Le divertissement
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Cet article est issu du numéro 113 de Philosophie magazine « Y a-t-il encore une vérité ? », en kiosque le 28 septembre 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Le temps de nos amusements est-il vraiment du temps perdu ?
ÉPICURE (341-270 av. J.-C.)
La vigilance du sage à l’égard de ce qui nous divertit révèle le souci de la vie bienheureuse. Il faut distinguer, dans les plaisirs de nos divertissements, ceux qui sont naturellement limités et ceux dont le raffinement et la variation nous détournent du plaisir lui-même en nous projetant dans des désirs infinis.
PASCAL (1623-1662)
La vanité de nos divertissements ne procure pas le bonheur espéré. Le sens de cette condamnation est métaphysique. Si nous faisons tant d’efforts pour nous amuser, c’est en raison du « malheur naturel de notre condition faible et mortelle ». Nos divertissements nous détournent de la pensée de cette condition misérable.