Le divertissement

Thibaut de Saint Maurice publié le 2 min

Le temps de nos amusements est-il vraiment du temps perdu ?

ÉPICURE (341-270 av. J.-C.)

La vigilance du sage à l’égard de ce qui nous divertit révèle le souci de la vie bienheureuse. Il faut distinguer, dans les plaisirs de nos divertissements, ceux qui sont naturellement limités et ceux dont le raffinement et la variation nous détournent du plaisir lui-même en nous projetant dans des désirs infinis.

PASCAL (1623-1662)

La vanité de nos divertissements ne procure pas le bonheur espéré. Le sens de cette condamnation est métaphysique. Si nous faisons tant d’efforts pour nous amuser, c’est en raison du « malheur naturel de notre condition faible et mortelle ». Nos divertissements nous détournent de la pensée de cette condition misérable.

Expresso : les parcours interactifs
Joie d’aimer, joie de vivre
À quoi bon l'amour, quand la bonne santé, la réussite professionnelle, et les plaisirs solitaires suffiraient à nous offrir une vie somme toute pas trop nulle ? Depuis le temps que nous foulons cette Terre, ne devrions nous pas mettre nos tendres inclinations au placard ?
Pas si vite nous dit Spinoza, dans cet éloge à la fois vibrant, joyeux et raisonné de l'amour en général.
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