Environnement

Le mazout de l’“Erika” refait surface : quelles leçons en tirer ?

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Le mazout de l’“Erika” refait surface : quelles leçons en tirer ?

Au large de Penmarch, en Bretagne, le 13 décembre 1999. Le pétrolier “Erika” se brise dans la tempête avant de couler et de déverser 20 000 tonnes de fioul sur 400 km de côtes, tuant des dizaines de milliers d’oiseaux et dévastant la faune et la flore marines. © Yannick Le Gal/Only France via AFP

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Après plus de 25 ans de silence, le fioul emprisonné dans l’Erika ressurgit et contamine certains oiseaux. Comme un fantôme, ce surgissement venu des entrailles de l’océan nous rappelle nos erreurs écologiques… mais également nos victoires juridiques. 


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Si certains oiseaux ne parcourent plus les cieux de Bretagne, ce n’est pas qu’il y fait moins bon vivre, c’est qu’ils n’en sont plus capables. Une vingtaine d’oiseaux mazoutés ont été retrouvés sur les côtes du Finistère, depuis janvier. Les analyses biologiques réalisées sur leurs plumes établissent une forte ressemblance avec la signature chimique du fioul du pétrolier l’Erika, du groupe Total, qui s’était échoué en décembre 1999, souillant le littoral atlantique sur 400 kilomètres. À l’époque, cette tragédie environnementale avait ravagé l’océan, les sols et la faune : entre 150 000 et 300 000 oiseaux morts, des bancs de poissons asphyxiés, des coquillages ensevelis... Sur les 30 000 tonnes déversées dans l’océan, à peine un tiers avait pu être récupéré lors d’opérations de pompage. Une proportion faible, qui s’explique notamment par la viscosité du liquide trop dense qui obstrue rapidement les pompes, et des conditions météorologiques difficiles.

Les deux moitiés de cette épave disloquée reposent aujourd’hui par 120 mètres de profondeur, à plus de 10 kilomètres l’une de l’autre. Pourquoi ce pétrole ressurgit-il maintenant ? S’il n’est pas rare de découvrir des oiseaux qui présentent cette condition depuis les grandes marées noires des années 1970, la concentration récente inquiète. Par ailleurs, il s’agit de la première trace du fioul de l’Erika depuis le naufrage, il y a 26 ans. Trois pistes ont ainsi été évoquées pour comprendre l’origine de ce phénomène.

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