Littérature
Le philosophe Raphaël Enthoven s'amuse en alexandrins
© Éditions de L’Observatoire
Le philosophe Raphaël Enthoven, après avoir défrayé la dernière rentrée littéraire avec son roman autobiographique Le Temps gagné, où il n’épargnait personne, pas même lui-même, crée à nouveau la surprise en publiant L’École des dames, une comédie en vers, aux éditions de L’Observatoire. Si l’intrigue rappelle Molière mais aussi le théâtre de boulevard – un réalisateur sur le retour, Colin, tente de raviver sa relation avec l’une de ses anciennes protégées, Jeanne, qui s’est émancipée de sa tutelle et n’a plus besoin de lui –, la principale surprise qui attend le lecteur à l’ouverture de ce livre est que Raphaël Enthoven a écrit… en alexandrins ! Et dans ses vers de douze pieds, il fait entrer toute sorte d’étrangetés, qui vont des dialogues de cul bien dessalés entre les amants à des OKLM ou des PTDR. Nous avons choisi d’interroger l’auteur, qui fut notre chroniqueur, précisément, sur ce choix de l’alexandrin et la portée qu’il lui donne, aujourd’hui, en 2021.