Morale
Les grands courants de la philosophie morale américaine
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Cet article est issu du numéro 24 de Philosophie magazine « 24 - novembre 2008 », en kiosque le 30 octobre 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
L’utilitarisme
Pour l’utilitariste, la moralité d’un acte se mesure selon son utilité. Comment les utilitaristes définissent-ils le principe d’utilité ? Une action est utile à partir du moment où elle contribue au « plus grand bonheur du plus grand nombre ». Le bonheur est ici assimilé au plaisir et le plaisir de chacun contribuerait à créer le bonheur de tous. Le choix d’agir s’opère à partir d’une analyse des conséquences et des effets que la décision aura sur le réel : c’est ce qu’on appelle une théorie « conséquentialiste ».
RÉFÉRENCES :
Robert Merrihew Adams (1937-), A Theory of Virtue : Excellence in Being for the Good, 2006.
Peter Albert Railton (1950-), Facts, Norms and Values, 2003.
Shelly Kagan, Normative Ethics, 1997.
Richard Brandt (1910-1997), Ethical Theory, 1963.
Le communautarisme
La posture communautariste part d’une critique des méfaits du libéralisme moral et des sociétés libérales contemporaines. Perte de sens et des valeurs communes, repli dans la sphère privée, la critique communautarienne accuse l’éthique libérale d’avoir tué l’acteur moral et sous-estimé le fait que l’individu n’est rien en dehors de ses différents « contextes de signification » (le corps, la langue, la communauté culturelle etc.). L’individu « enraciné » se substitue au spectateur impartial, indépendant et rationnel esquissé par John Rawls. L’identité morale de l’individu naît du récit qu’il compose à partir des nombreux liens communautaires qui le tissent.