Nouvelles vagues

Pour vivre heureux, marions-nous cachés ? La chronique d’Anne-Sophie Moreau

Temps de lecture : 3 min

Pour vivre heureux, marions-nous cachés ? La chronique d’Anne-Sophie Moreau

© Foto Pettine/Unsplash

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 187 de Philosophie magazine « Faut-il faire des compromis pour avoir la paix ? », en kiosque le 20 février 2025. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

De plus en plus de Français délaissent les cérémonies de mariage somptueuses pour leur préférer une union loin de tout regard. Besoin d’échapper aux « réflexions » de leur famille, impératifs économiques… ou nouvelle définition de l’intime et de l’amour ?

 

Vous rêvez de vous marier en grande pompe ? D’accueillir vos invités sur les marches d’un somptueux château, d’écouter les discours émus de vos proches, d’entamer une valse au milieu d’immenses tablées de convives et, bien sûr, de découper une gigantesque pièce montée sous le regard bienveillant de l’assistance ? Vous avez tout faux ! Aujourd’hui, l’idéal du beau mariage fait place à l’« élopement ». Le terme dérivé de l’anglais elope, signifiant littéralement « s’enfuir », désigne la nouvelle pratique à la mode qui consiste, si j’en crois les magazines féminins, à se marier loin des regards, seuls ou presque (en France, il faut deux témoins pour qu’une union soit reconnue), et si possible dans un cadre idyllique (plage, grotte, clairière, faites vos vœux).

Cet article est réservé aux abonnés