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Sauver le “jardin Terre” en envoyant nos déchets sur la Lune, la vision qui inspire Jeff Bezos

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Sauver le “jardin Terre” en envoyant nos déchets sur la Lune, la vision qui inspire Jeff Bezos

© peepo/iStockphoto

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« Rendre la Terre à son état d’avant la révolution industrielle », c’est le nouveau projet de Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon. Il s’inspire directement de la vision développée en 1977 par le physicien américain Gerard K. O’Neill dans The High Frontier (1977), la « frontière céleste », qui plaidait déjà pour une colonisation spatiale transformant la Lune en réservoir de ressources et en dépotoir de nos déchets. En voici le plan, pas si loufoque… et les objections.


 

Polluer la Lune pour sauver la Terre ? C’est, résumé en quelques mots, le nouveau « grand projet » de Jeff Bezos. Invité à s’exprimé il y a peu lors de VivaTech, le festival des start-up qui se tenait à Paris, le patron d’Amazon expliquait : « Le jardin planétaire […] est la seule chose qui rend le monde aujourd’hui pire qu’il y a 500 ans […] Notre vision à long terme, notre rêve, c’est que toutes les industries polluantes puissent être réalisées en dehors de la Terre […] Si le voyage spatial devient suffisamment fiable et bon marché, et si nous pouvons obtenir nos matières premières d’astéroïdes et d’objets proches de la Terre et de la Lune, alors cette planète-jardin pourra être rendue à son état d’avant la révolution industrielle. »

 

➤ À lire aussi : « Anthropocène lunaire » : la Lune va-t-elle devenir une décharge ?

 

Le choix de la Lune – et éventuellement des astéroïdes accessibles – comme objectif vise évidemment à se distinguer des ambitions d’Elon Musk, qui entend, lui, implanter une colonie d’un million d’habitants sur Mars. En matière de technologies spatiales, le patron de SpaceX est, de loin, le plus avancé parmi les tech bros. Mais Bezos s’est lui aussi lancé dans l’aventure, avec son entreprise Blue Horizon – il a lui-même effectué un vol spatial en 2021. À ses yeux, Mars n’est pas, pour l’heure, un objectif raisonnable. « Brûler les étapes, en réalité, ça ne fait pas gagner de temps. » La Lune, potentiellement riche en sources d’énergie (hélium 3) et en minerais (uranium, potassium, phosphore, platine notamment), « est une sorte de cadeau. Elle est tellement proche de la Terre ». Il n’y a qu’à tendre la main… ou presque.

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