La notion

“Solarpunk”

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“Solarpunk”

©Isaac Quesada/unsplash

Crise écologique, effondrement, catastrophes : notre façon de nous projeter dans le futur est hantée par des visions de fin du monde. Même chez ceux qui envisagent, par un changement radical de nos modes de vie, l’évitement de la tragédie environnementale, l’horizon fait de décroissance, de frugalité et de renoncement ne prête pas à rêver. « Nous manquons d’horizons capables de nous soutenir et de nous faire espérer », constate l’essayiste Adam Flynn dans l’article « On the Need for New Futures » (« Sur le besoin de nouveaux futurs », paru sur le site Medium en 2017). Le mouvement Solarpunk – qui est aussi un genre littéraire – se propose justement de réinjecter des affects positifs dans notre imaginaire. Un « futurisme enthousiaste et optimiste » qui tranche sur les visions « nihilistes » et « quasi réactionnaires » aujourd’hui prédominantes. Selon ses membres, réenchanter le monde est possible, à condition d’admettre que « le progrès et le développement ne sont pas la même chose que la croissance » et que la technique, à laquelle nous devons notre situation critique, peut être « réutilisée d’une manière nouvelle et inventive ». Alors que les enjeux écologiques s’imposent partout, notamment dans les campagnes électorales, ce pari optimiste est-il audible… sinon crédible ?

Les concepts liés à cet article

ExistenceNature Néant Pessimisme