Une couche en moins

Temps de lecture : 2 min

133-Sorente-OrianeSafreProust

© Oriane Safré-Proust / Valerie Oualid 

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 133 de Philosophie magazine « 133 - octobre 2019 », en kiosque le 26 septembre 2019. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Sacs plastiques, couches bébé… Pour sauver la planète du tout-jetable, sommes-nous prêts à nouer un nouveau rapport avec les objets du quotidien.

L’État du Vanuatu, un archipel du Pacifique de plusieurs dizaines d’îles, lancera à partir du mois de décembre une consultation visant à supprimer les couches jetables. Loin d’être une mesure de discrimination envers les parents, cette expérimentation vise à sauvegarder l’avenir de leurs enfants. Les questions d’environnement sont particulièrement sensibles dans ce pays. La pollution des eaux, la présence de déchets dans la mer de l’archipel et l’ingestion probable de plastique par les poissons représentent une menace jugée assez sérieuse pour que le gouvernement du Vanuatu ait adopté les mesures les plus sévères du monde en matière de réglementation antiplastique. Couverts, assiettes et sacs y sont déjà bannis. À la fin de l’année, les couches jetables, plus grande source de déchets plastiques rejetés dans les eaux de l’archipel, pourraient à leur tour être remplacées par des produits artisanaux, en l’occurrence des langes en coton. Tout l’enjeu de la consultation sera de savoir si cette nouvelle habitude – ou ce retour en arrière, selon les points de vue, même si les fabricants plancheront probablement sur des matières adaptées – est compatible avec le mode de vie actuel.

Cet article est réservé aux abonnés
Les concepts liés à cet article

Catharsis Empathie