Octobre 2026
Philosophie Magazine #203
Philosophiquement, le génie se caractérise en effet, selon lui, par une créativité totalement détachée de son vouloir-vivre – à l’inverse de l’homme de talent dont les créations sont toujours motivées par une envie de richesse, d’honneurs ou de succès – et, scientifiquement, par la taille de son cerveau ! C’est Friedrich Nietzsche, rappelle Christophe Salaün dans la postface, qui fera un sort à de telles prétentions naturalistes. Le génie, selon lui, ne tire pas sa singularité d’une quelconque différence naturelle mais est le produit d’un exercice monomaniaque. Signalons également la réédition aux PUF de l’essai pionnier de Clément Rosset, publié en 1967, Schopenhauer, philosophe de l’absurde.
Sprint : un grand livre résumé en une petite phrase.
Ils sont tirés de la « Métaphysique de l’amour », l’un des « suppléments » proposés dans le deuxième tome du Monde comme volonté et comme représentation (1844 ; il s’agit du 44e chapitre). Le premier extrait correspond à l…
Arthur Schopenhauer est né le 22 février 1788 à Danzig (alors en Prusse ; aujourd’hui Gdańsk, en Pologne). Son père est un riche négociant maritime, sa mère un écrivain à succès, intime de Goethe. Recevant une formation pour devenir à son tour…
« Le Monde comme volonté et comme représentation » est le chef-d’œuvre de Schopenhauer. Après la première édition de 1818, il en fait paraître une seconde en 1844 (avec un deuxième tome constitué d’importants suppléments aux quatre…
Selon Auguste Comte, les philosophes matérialistes auraient la spécialité de rappeler l’origine terre à terre des idéaux – d’«expliquer le supérieur par l’inférieur». Schopenhauer avait surtout la manie de saccager les rêves – pour…
« Si la morale ne considère que l'action juste ou injuste, si tout son rôle est de tracer nettement, à quiconque a résolu de ne pas faire d'injustice, les bornes où se doit contenir son activité, il en est tout autrement de la théorie de l'État. La…
Pour Arthur Schopenhauer, la course au bonheur amoureux est un leurre. Dans Métaphysique de l’amour, il démontre que ce qui pousse à l’union des cœurs et des corps n’est que le « vouloir-vivre ».
Le philosophe, célèbre pessimiste, porte un regard ironique sur les relations sociales, n’hésitant pas à comparer les hommes à des porcs-épics.