Plus jamais 

Une recension de Clara Degiovanni, publié le

Ciaran est beau comme un Dieu, et la narratrice lui voue un culte sans limite. Cet amour proche du fanatisme religieux pour un être jugé supérieur renvoie au mythe d’un amour « transcendant ». L’héroïne le dit elle-même : aimer, c’est prendre « un objet qu’on vise et qui dépasse tous les autres ». Dans les débuts, cette passion transporte, transfigure et porte les amoureux vers le haut. Mais, petit à petit, l’amoureuse se dévalorise, s’efface et se fait du mal. Quand elle en prend conscience, elle éprouve « dans [s]a chair la sensation d’être restée trop longtemps en apnée ». Plus jamais ça !

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