Ukraine
Arme nucléaire : ce que prévoit concrètement la doctrine de dissuasion russe
Tir d’exercice d’un missile Kinjal par l’armée de l’air russe. Présentés comme l’un des fers de lance de la force de dissuasion militaire russe, les missiles air-sol hypersoniques Kinjal peuvent être munis d’une ogive nucléaire. Capture d’écran d’une vidéo mise en ligne par le ministère de la Défense russe. © Ministère de la Défense russe/Sputnik via AFP
Pour la première fois depuis des décennies, l’Europe est menacée par une puissance nucléaire. Dimanche 27 février, Vladimir Poutine a « ordonné de mettre les forces de dissuasion de l’armée russe en régime spécial d’alerte » pour dissuader les Européens de toute velléité d’ingérence militaire dans la guerre en Ukraine. Une intimidation qui suscite l’inquiétude, sur le sol ukrainien comme en France.
Sur quels textes Vladimir Poutine s’appuie-t-il pour justifier cette déclaration ? La France a-t-elle le moyen de s’opposer à la Russie en matière de dissuasion nucléaire ? Jean-Louis Lozier, conseiller auprès de l’Institut français des relations internationales (Ifri), ancien chef de la division Forces nucléaires de l’État-Major des armées, nous livre son expertise pour éclairer ce moment de tension inédit.