Etats-Unis / Présidentielles

Bernie Sanders, le sens commun en action

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Bernie Sanders, le sens commun en action

Bernie Sanders (cc) Wikimedia Commons / United States Congress

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Cet article est issu du numéro 98 de Philosophie magazine « Qu’est-ce qu’être fort ? », en kiosque le 24 mars 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Le concurrent d’Hillary Clinton dans les primaires démocrates n’est pas un homme politique comme les autres. En témoignent son parcours, loin de l’establishment, et ses convictions que ne renierait pas Thomas Paine, révolutionnaire anglo-américain du XVIIIe siècle.

La scène se déroule lors d’un meeting de Bernie Sanders à l’université George-Mason, en Virginie. Une jeune étudiante en droit, originaire du Soudan, voilée, interroge le candidat sur les discours de rejet des musulmans de plus en plus fréquents dans la société américaine. « Je suis juif, lui répond-il. Toute la famille de mon père est morte dans les camps de concentration. Je ferai tout ce que je peux pour débarrasser ce pays de la tache du racisme qui y existe depuis bien trop longtemps. » Et le vieux sénateur blanc du Vermont de prendre dans ses bras la jeune étudiante noire et musulmane sous les vivats de la salle. C’est avec ce type de geste que ce candidat improbable, né d’une mère femme de ménage et d’un père polonais, qui a grandi à Brooklyn, milité contre la guerre du Vietnam et la ségrégation, été charpentier et scénariste avant d’entamer une carrière de député indépendant, fait l’événement dans la campagne démocrate à l’investiture pour la présidentielle.

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