Technologie

Capter l’énergie des mers

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Vue d’artiste de panneaux océaniques équipés, qui pourraient être montés sur les parois d’une falaise pour convertir la force des vagues en énergie électrique

Vue d’artiste de panneaux océaniques équipés, qui pourraient être montés sur les parois d’une falaise pour convertir la force des vagues en énergie électrique. © James Dyson Award

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Une jeune diplômée britannique, Phoebe Bamford, a récemment mis au point un prototype de panneaux océaniques permettant de capter l’énergie des vagues beaucoup plus efficacement que les dispositifs existants. De plus en plus, la mer apparaît comme une clef de la transition énergétique. Un rêve déjà formulé par Victor Hugo.


Bienvenue sur la planète Mer

100 000 TWh/an : c’est l’énergie que l’homme pourrait tirer de la mer, selon les estimations du World Energy Council. De quoi couvrir plus que largement la consommation des besoins de l’humanité – autour de 20 000 TWh/an [un térawatt-heure, c’est un milliard de kilowatts-heure, l’unité de base de notre consommation quotidienne d’énergie par personne]. L’océan, pourtant, reste une source d’énergie sous-exploitée : à l’heure actuelle, celle-ci représente seulement 0,05 % de la production mondiale. Les coûts économiques sont élevés et les techniques restent embryonnaires.

Pourtant, de plus en plus d’ingénieurs, de penseurs et de politiques voient dans cette énergie renouvelable la clef d’un avenir utopique. Jean-Luc Mélenchon en avait fait un élément central de son programme écologique lors de la présidentielle de 2022. Mais deux siècles avant lui, Victor Hugo, visionnaire, préconisait également cette solution. Dans Quatrevingt-treize (1874), il écrit : « Utilisez la nature, cette immense auxiliaire dédaignée. Faites travailler pour vous tous les souffles de vent, toutes les chutes d’eau, tous les effluves magnétiques. […] Réfléchissez au mouvement des vagues, au flux et reflux, au va-et-vient des marées. Qu’est-ce que l’océan ? une énorme force perdue. Comme la terre est bête ! ne pas employer l’océan ! »

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