« C’est le manque absolu de sensibilité qui prépare les acteurs sublimes »

Temps de lecture : 2 min

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 58 de Philosophie magazine « 58 - avril 2012 », en kiosque le 29 mars 2012. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Denis Diderot, Paradoxe sur le comédien (1773-1777)

Phèdre s’arrache les cheveux sous les foudres de la passion et de la culpabilité. Le Cid connaît mille tourments à l’idée de choisir entre l’honneur de son père et l’amour de sa dulcinée. Mais que se passe-t-il dans la tête du comédien ? Pour Diderot, aucune de ces émotions ne devrait le troubler. Dans un dialogue intitulé Paradoxe sur le comédien, il défend l’idée d’un jeu d’acteur dégagé de toute sensibilité. Cette dernière correspond à un désordre de l’âme et ne saurait aller « sans faiblesse de l’organisation », ce pourquoi elle « n’est guère la qualité d’un grand génie »… et induit que, par nature, les femmes seraient inférieures aux hommes !

Cet article est réservé aux abonnés