Les clés d'un classique

Contre la loi exotérique, Mullâ Sadrâ commenté par Christian Jambet

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Contre la loi exotérique, Mullâ Sadrâ commenté par Christian Jambet

© William L. pour PM

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Cet article est issu du numéro 199 de Philosophie magazine « À qui appartient mon temps ? », en kiosque le 29 avril 2026. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

L’extrait de Mullâ Sadrâ

« Celui qui porte son attention à l’exotérique de la Loi, et non à son ésotérique *, est semblable à un organisme corporel privé d’esprit et qui se meut sans but, comme un oiseau sacrifié *. Il ne cesse de fatiguer son corps dans les mouvements, et de multiplier son effort dans la forme apparente des actes d’obéissance, qui n’a aucun poids auprès de Dieu lorsqu’elle est séparée des intentions *. Par elle, il n’obtient pas la proximité *, puisqu’elle appartient à ce bas monde. Car ce sont des choses sensibles, évanescentes, par lesquelles celui qui est pétrifié dans le formalisme religieux se rend inattentif à l’esprit de la certitude *. Il peut bien, par lui-même, être au fait de quelque chose de la religion, mais il est asservi à la Loi, obéissant à la nature. »

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