Exposition

Dépollution visuelle

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MonaTseTung-RomanCieslewicz

© Roman Cieslewicz, Mona Tse-Tung, 1976 ; photomontage, Collection MAC VAL Musée d’art contemporain du Val-de-Marne

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Cet article est issu du numéro 122 de Philosophie magazine « 122 - septembre 2018 », en kiosque le 23 août 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Le Musée des Arts décoratifs consacre une retrospective au graphiste Roman Cieslewicz, qui s’était donné pour ambition de “dépolluer l’œil”.

Roman Cieslewicz (1930-1996) se voulait un « aiguilleur de la rétine ». L’affichiste d’origine polonaise, devenu une star du graphisme français, pratiquait son art comme une « hygiène de la vision ».  Le musée des Arts décoratifs lui consacre une rétrospective, avec le concours de l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (Imec). Entre les affiches, les couvertures et les montages, des vitrines exposent une partie des 350 « boîtes » de Roman Cieslewicz, qui couvraient les murs de son atelier, classées par thème – Blanc, Noir, Vert, Jaune, Ruines / Katastrophes, Danse, Main, Oreille, Œil, Cheveux, Avant-garde russe, Surréalisme, Jésus, Mona Lisa, Marx, Pin-up, Égypte, Auschwitz… –, maintenant conservées à l’Imec. Auteur de visuels emblématiques, comme un détournement du portrait de Che Guevara ou la fusion hybride de la Joconde et de Mao (Mona Tse-Tung, photo), il collabore avec le magazine Elle, dont il devient le directeur artistique, avec Opus International, une revue consacrée à l’art contemporain, avec Vogue… mais aussi avec des maisons d’édition, comme 10/18 ou Maspero.

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