Destruction-Création
Niki de Saint-Phalle, Hors-d'œuvre (Portrait of my lover / Portrait of myself), 1960. Col. part. © 2012 Niki Charitable Art Foundation Courtesy galerie N et GP Vallois
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« C’était une sensation étonnante de tirer sur un tableau et de voir comment il se transformait lui-même en un nouveau tableau. C’était excitant et sexy, mais tragique en même temps parce que nous devenions, dans le même moment, les témoins d’une naissance et d’une mort », lance Niki de Saint Phalle s’expliquant sur sa pratique de tir de peinture sur des mannequins. « …J’ai tiré sur des tableaux parce que tirer me permettait d’exprimer l’agressivité que je ressentais. Un assassinat sans victime. J’ai tiré parce que j’aimais voir le tableau saigner et mourir. J’ai tiré pour parvenir à cet instant magique, à cette extase. C’était un moment de vérité, je tremblais de passion lorsque je tirais sur mes tableaux. »