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Groupes WhatsApp : de la communication à la communion ? La chronique d’Anne-Sophie Moreau

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Groupes WhatsApp : de la communication à la communion ? La chronique d’Anne-Sophie Moreau

©Urupong/istockphoto

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Cet article est issu du numéro 199 de Philosophie magazine « À qui appartient mon temps ? », en kiosque le 29 avril 2026. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Ces dernières années, une nouvelle forme de sociabilité a envahi nos vies : les groupes WhatsApp. Qu’allons-nous y puiser ? La résolution de problèmes pratiques, le plaisir d’échanges superficiels ou une authentique complicité ?

 

Parmi les groupes WhatsApp, il y a ceux qu’on n’a pas choisis – et qui rassemblent, en général, les collègues, la belle-famille, les parents d’élèves du collège que fréquente notre fils. On s’en plaint volontiers, déplorant la nécessité qu’éprouvent certains à déranger quotidiennement leurs semblables pour demander un service ou envoyer un énième selfie. Cependant, on ne les quitte pas par crainte de faire un faux pas. Pire : on se sent obligé de répondre, a minima par un emoji, car comme le rappelle mon ado de belle-fille, « ça se fait pas de lâcher des vues ».

Il y a aussi les groupes qu’on se promet de quitter, mais qu’on épie tel un furet en embuscade. Ceux où de parfaits inconnus, réunis pour une cagnotte d’anniversaire, en viennent à s’invectiver au sujet du conflit israélo-palestinien, alors qu’ils ne se seraient jamais adressé la parole dans le monde réel, tandis que les autres participants se contentent de guetter les dérapages éventuels.

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