1. Se concentrer sur le moment décisif

Jacques Martin : “Le chirurgien doit adapter son rythme à la situation”

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Cet article est issu du numéro 101 de Philosophie magazine « L’instant présent. Attrape-le si tu peux ! », en kiosque le 16 juin 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

« Dans une intervention chirurgicale, le temps ne passe pas de la même façon, selon qu’il s’agit d’une intervention programmée ou d’une urgence. Dans le cas d’une intervention programmée, le chirurgien peut, par le biais du bilan préopératoire – radios, échographie, scanner, IRM, angiographie –, être assisté dans le but de définir une tactique opératoire à laquelle il se conforme. Certes, il peut y avoir des difficultés imprévues : blessure vasculaire ou d’un viscère, mais la technique permet le plus souvent d’en venir à bout. Devant une urgence, surtout s’il semble que le processus vital est engagé à court terme, un compte à rebours s’enclenche, le temps s’accélère, il faut aller vite, sans perdre son sang-froid, ce qui nécessite une grande maîtrise de soi. Et ce n’est jamais sans une certaine anxiété qu’on la prend en charge.

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