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Jean-Claude Guillebaud : « La modernité est enrichie par le métissage »

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Cet article est issu du numéro 22 de Philosophie magazine « 22 - septembre 2008 », en kiosque le 22 août 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Trois questions à Jean-Claude Guillebaud. Essayiste et journaliste, il redéfinit la mondialisation et les nouvelles frontières de l’Occident.

Philosophie magazine : Dans votre dernier livre Le Commencement d’un monde (Seuil), vous soutenez que nous vivons la fin de la « séquence occidentale ». Qu’entendez-vous par là ?

Jean-Claude Guillebaud : Pendant quatre siècles, la culture occidentale n’a pas seulement été dominante, elle s’est identifiée à la modernité. Elle était celle d’un « centre » qui, par la conquête et l’influence, rayonnait sur la « périphérie ». Cette séquence a commencé vers la fin du XVIe siècle. L’Europe, qui était alors moins avancéee que d’autres grandes civilisations, a rapidement rattrapé son retard et supplanté la Chine, l’Inde ou le monde arabe. Or cette séquence s’achève. D’autres grandes aires culturelles – chinoise et indienne, -par exemple – accèdent à leur tour à la modernité et l’enrichissent en la métissant.

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