Cinéma

“Le Bal des folles” ou le pouvoir fascinant de la déraison

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“Le Bal des folles” ou le pouvoir fascinant de la déraison

« Le bal des folles » avec Lou de Laâge et Mélanie Laurent. © Photo Amazon Prime Video.

« Les patientes que vous allez voir sont intéressantes à plus d’un titre : fascinantes même. » Ainsi s’ouvre le « bal des folles », cérémonie qui donne son nom au film de Mélanie Laurent [qui ne bénéficie pas d’une sortie au cinéma, mais est disponible sur la plateforme Prime Video], adapté du livre éponyme de Victoria Mas. À l’occasion de ce bal costumé, l’asile de la Salpêtrière de la fin du XIXe siècle accueille la fine fleur de la bourgeoisie parisienne venue voir les patientes, non sans une bonne dose de curiosité mal placée. Le film s’intéresse à cette étouffante atmosphère asilaire, où les femmes sont traitées comme des moins que rien.

Outre le tableau calamiteux qu’il dresse du neurologue français Jean-Martin Charcot et de ses pratiques médicales violentes, le film renvoie le spectateur à toute la fascination que peut (encore) susciter l’imaginaire asilaire. Qu’est-ce qui fascine tant dans la folie ? Et peut-on dépasser le stade voyeur et primaire de la fascination ? L’Histoire de la folie de Michel Foucault éclaire pour nous les origines de ce pouvoir hypnotique et nous indique comment le dépasser.

Avec Michel Foucault, entrez dans la danse du “Bal des folles”