Nouveau hors-série “Penser et vivre comme un arbre”

Le chêne et l’érable, vus par Vinciane Despret

Temps de lecture : 2 min

Le chêne et l’érable, vus par Vinciane Despret

© Dominik Van Opdenbosch/Unsplash

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Cet article est issu du Hors-série n°N° 53 de Philosophie magazine « Vivre et penser comme un arbre », en kiosque le 12 mai 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Tout récemment, une de mes étudiantes m’a demandé ce que je pensais de la question de savoir si un arbre continue à exister lorsque personne ne le perçoit. En réfléchissant ensemble, nous nous sommes rendu compte du terrible parti pris impliqué par cette question : cet arbre n’existerait donc que pour les humains ? N’existe-t-il pas pour les oiseaux qu’il abrite, pour les mammifères qui vont en marquer l’écorce ou les racines, pour les champignons qui vivent en symbiose avec lui, pour ses insectes, pour les fleurs qui grandissent dans son ombre, pour tous les êtres dont la vie s’est enchevêtrée à la sienne ?

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