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L’échec afghan : la faute à la “présidence impériale” américaine ?

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Salle à manger d’État de la Maison-Blanche, Washington, DC (États-Unis), le 31 août 2021. Joe Biden évoque la fin de la guerre en Afghanistan, alors que le dernier avion de transport militaire des États-Unis encore présent en Afghanistan, un Boeing C-17 Globemaster III, a décollé de l’aéroport de Kaboul la veille au soir, juste avant minuit.

Salle à manger d’État de la Maison-Blanche, Washington, DC (États-Unis), le 31 août 2021. Joe Biden évoque la fin de la guerre en Afghanistan, alors que le dernier avion de transport militaire des États-Unis encore présent en Afghanistan, un Boeing C-17 Globemaster III, a décollé de l’aéroport de Kaboul la veille au soir, juste avant minuit. © Chip Somodevilla/Getty Images/AFP

Le retrait des États-Unis de l’Afghanistan, effectif au 31 août, et la reconquête du pouvoir par les taliban ont souvent été comparés à l’échec américain au Vietnam et à la prise de Saïgon par les communistes au printemps 1975. Les deux épisodes présentent un autre point commun : dans les deux cas, le Congrès américain n’avait pas procédé à une déclaration de guerre en bonne et due forme – les dernières datent de 1941-1942, contre les puissances de l’Axe. Si, en théorie, la décision d’entrer en guerre lui appartient, en pratique, elle a largement basculé du côté du président américain.

Le phénomène participe de ce que l’historien Arthur M. Schlesinger Jr. a appelé, au milieu des années 1970, la « présidence impériale ». Et, selon plusieurs commentateurs, il trouve une nouvelle illustration dans la « présidentialisation » de ce nouveau retrait américain. Aux risques et périls dudit président…

La débâcle en Afghanistan, effet de la “présidence impériale” américaine
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