Série : la philo, nid d’espions

Leibniz, un espion à la cour de Louis XIV ?

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Leibniz, un espion à la cour de Louis XIV ?

Gottfried Wilhelm Leibniz. © Domaine public. Illustration © iStockphoto

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L’attachement de Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) à l’idée que nous vivons dans « le meilleur des mondes possibles » ne l’a pas empêché d’avoir des velléités de le changer. Philosophe et mathématicien, cet esprit polymathe s’est aussi beaucoup penché sur le droit et la politique, qu’il a pratiquée à sa manière, empreinte de patriotisme et flirtant parfois avec l’espionnage…


 

En 1666, terminant ses études de philosophie et de droit, Leibniz accepte un drôle de travail : secrétaire d’une société d’alchimistes à Nuremberg. Un choix étonnant, étant donné le rationalisme chevillé au corps de notre philosophe, mais dont la curiosité semble par ailleurs insatiable. Occupant ce poste deux ans durant, Leibniz y fera une rencontre décisive : celle du baron Johann Christian von Boyneburg, avec qui il se lie et dont il devient le secrétaire. Ancien ministre en chef de Johann Philipp von Schönborn, archevêque et prince-électeur de Wurtzbourg, puis de Mayence et de Worms (l’Allemagne est alors morcelée en 360 États souverains), Boyneburg recommande à ce dernier le jeune Leibniz, lequel obtient rapidement, en dépit de sa qualité de bourgeois protestant, de travailler pour lui.

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