Présidentielle 2022

Les votes de dernière minute : un coup porté au “principe de raison suffisante” ?

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Les votes de dernière minute : un coup porté au “principe de raison suffisante” ?

Affiches des candidats à l’élection présidentielle 2022. ©Virginie Seiller / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Cela a été dit et répété : si les sondages ont plutôt bien anticipé les pourcentages de votes pour Emmanuel Macron et Marine Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle, ils se sont plutôt trompés pour les autres. Avec Jean-Luc Mélenchon à 22%, Éric Zemmour à 7% et Valérie Pécresse à moins de 5%, ils semblent avoir minimisé la part que prendrait le « vote utile » parmi les électeurs indécis. Et si au fond, dans une époque qui prétend pouvoir prévoir nos moindres désirs et gestes à l’avance, cet événement était le signe de notre irréductible libre arbitre ? Cela mettrait à mal le principe philosophique dit « de raison suffisante », au sujet duquel les philosophes débattent depuis des siècles. Décryptage.

Les erreurs des instituts de sondage prouvent-elles notre liberté ?