Espace / Exploit
L’étonnante cohérence de Félix Baumgartner
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du numéro 65 de Philosophie magazine « 65 - décembre 2012, janvier 2013 », en kiosque le 29 novembre 2012. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
L’Autrichien qui a ébahi la planète en sautant à plus de 39 kilomètres de la Terre a déclenché la polémique en se prononçant pour une «dictature modérée». Est-ce lié?
D’abord, il y a la beauté des images. Le 14 octobre dernier, à 39,045 kilomètres du sol, soit à une altitude où la planète apparaît déjà comme une sphère bleue suspendue dans l’espace, Félix Baumgartner s’est élancé dans le vide. Il a défié la température de – 60 °C et franchi, moins d’une minute plus tard, le mur du son. Le moment le plus dangereux de cette chute était la rencontre avec les premières masses gazeuses, situées à 26000 mètres. S’il était entré en vrille – avec 140 rotations par minute –, son sang n’aurait plus circulé, son cœur et sa tête auraient pu flancher. Mais après un saut de neuf minutes et vingt secondes, Baumgartner s’est posé tranquillement dans le désert du Nouveau-Mexique. Un exploit qui force l’admiration, tout en ayant une dimension mythologique.