Hors-série "Stoïcisme"

Lexique du stoïcisme

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Cet article est issu du Hors-série n°n° 49 de Philosophie magazine « Stoïcisme - Construire sa citadelle intérieure », en kiosque le 06 mai 2021. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Convenable

Le sage stoïcien sait toujours comment agir en accord avec la raison et la nature. Mais comment guider celles et ceux qui cherchent à bien agir sans être sages, les «  progressants  »  En leur indiquant quelles actions sont « convenables  », c’est-à-dire en accord avec leur nature. «  Préserver sa santé  » ou « honorer ses parents  » sont ainsi des « convenables  » pour les êtres humains, en vertu de leur nature corporelle et sociable. Mais ces actions demeurent indifférentes, car elles ne sont pas toujours bonnes.

Il existe en effet des situations où la vertu exige d’accomplir les actions contraires, qui deviennent alors convenables dans ces circonstances précises. Le progrès moral consiste donc dans un premier temps à suivre ou à respecter le plus grand nombre possible de convenables, qui découlent de nos rôles naturels et sociaux. Mais la sagesse dépasse ces règles au profit d’une compétence à agir de manière rationnelle dans toutes les circonstances.

 

Indifférent

La thèse centrale de la morale stoïcienne est que la vertu suffit à assurer le bonheur. Il n’y a pas d’autre bien que la moralité, d’autre mal que l’immoralité (les vices). Dès lors, toutes les autres choses que nous estimons habituellement bonnes ou mauvaises sont indifférentes. Par exemple, la santé et la maladie, la richesse et la pauvreté sont indifférentes pour le bonheur et le malheur. Elles ne sont toutefois pas absolument indifférentes, comme le nombre de cheveux que l’on a sur la tête… La santé est en accord avec la nature humaine, et l’on peut la préférer à la maladie et donc s’en soucier.

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