« L’impôt […] est infailliblement nuisible »
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Cet article est issu du numéro 60 de Philosophie magazine « 60 - juin 2012 », en kiosque le 28 juin 2012. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Benjamin Constant. Principes de politique applicables à tous les gouvernements (1815)
Que justifie une telle virulence chez ce penseur politiquement libéral ? De son expérience de la Terreur et de l’Empire, Constant tire des enseignements. Un État respectueux des libertés individuelles délimite des sphères dans lesquelles son autorité n’a aucune légitimité à s’exercer : religion, opinion et jouissance de la propriété privée… auxquelles l’impôt porte atteinte. Si son libéralisme le conduit à s’en méfier, Constant reconnaît cependant à l’impôt une utilité et ne prône pas sa suppression : « L’autorité, ayant à pourvoir à la défense intérieure et à la sécurité extérieure de l’État, a le droit de demander aux individus le sacrifice d’une portion de leur propriété », affirme-t-il. Jusqu’à un certain point.