Exercice de rhétorique n° 2

Opposition contradictoire et opposition contraire

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Opposition contradictoire et opposition contraire

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Cet article est issu du Hors-série n°N° 51 de Philosophie magazine « L’art de bien parler », en kiosque le 18 novembre 2021. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

La décision de s’opposer à l’assertion d’un locuteur n’est pas toujours une vraie décision mais plutôt un réflexe. On inaugure souvent un débat sans choisir entre deux grandes modalités d’opposition qui sont franchement distinctes et dont les conséquences méritent d’être pesées : opposition soit contradictoire, soit contraire. Quelle est la mieux adaptée ? 

 

Choisir une opposition contradictoire, c’est inviter l’adversaire à plus de mesure et, en quelque sorte, à négocier : on remet en cause partiellement sa thèse, en termes de distribution (la thèse n’est pas à appliquer à tous les cas évoqués), de temporalité (la thèse n’est pas à appliquer à toute la période concernée), de localisation (la thèse n’est pas à appliquer dans toutes les zones) ou d’intensité (par exemple, on peut punir moins lourdement que proposé, on peut diminuer au lieu d’annuler, etc.). Dans ce cas, on donne une image de maturité, de prudence, de tempérance. 

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