Exercice de rhétorique n°9/Le corrigé
Percez la muraille des arguments de votre adversaire
Arguments et contre-arguments
La thèse de A est : « Il faut se féliciter de la prochaine piétonisation du centre-ville. » En synthèse dans ce dialogue, A protège sa thèse avec trois arguments. Argument 1 : « parce que ce sera plus beau à regarder ». Argument 2 : « parce que l’ambiance sera plus agréable, plus cordiale ». Argument 3 : « parce que la zone sera moins dangereuse pour les piétons ».
La thèse de B est en opposition contraire. Selon B, c’est une très mauvaise idée de rendre piétonne la zone concernée. Il propose une thèse alternative : « Il faut plutôt cajoler les automobilistes », accompagnée d’autres thèses présentées comme des exemples de choses à faire pour les cajoler : « Il faut augmenter les places de parking » et « Il faut rendre gratuite la première heure de stationnement ». L’opposition contraire à la thèse de B est protégée par deux arguments. Argument 1 : « parce que ça va diminuer l’activité commerciale ». Argument 2 : « parce que ça va attirer des personnes désagréables comme les clochards, les punks à chien et les bandes des cités ».
Oppositions
- A attaque l’argument 1 de B en remettant en cause le lien de causalité entre zone piétonne et beauté de manière contradictoire (C2). Pour lui la zone piétonne n’embellira pas significativement un quartier fondamentalement laid à cause de ses édifices.
- A n’attaque pas l’argument 2 de B.
- A attaque l’argument 3 de B en remettant en cause le lien de causalité entre piétonisation et sécurité des piétons, de manière contradictoire (C2). Pour lui, beaucoup de dangers resteront. Cette attaque est congruente avec son propre argument 2.
- B n’attaque pas les thèses alternatives de A au sujet des places de parking et du prix du stationnement.
- B n’attaque pas l’argument 1 de A.
- B attaque l’argument 2 de A en s’opposant frontalement, de manière contraire à la prémisse manquante du syllogisme « Il ne faut pas qu’il y ait au centre-ville des clochards, des punks à chien et des bandes de cité ». Pour elle, cette présence est nécessaire pour qu’une ville soit une vraie ville.