Exposition

Pleins feux sur la caverne

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Venus-Lespugue

La Vénus de Lespugue © MNHN-Jean-Christophe Domenech

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Cet article est issu du numéro 131 de Philosophie magazine « Quand est-on soi-même ? », en kiosque le 04 juillet 2019. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

L'art moderne et la découverte de la préhistoire entretiennent une trajectoire commune, que retrace le Centre Pompidou, à Paris, jusqu’au 16 septembre.

La Préhistoire est une idée neuve. Le terme n’apparaît en France que dans les années 1860. Un crâne suspendu dans l’obscurité accueille le visiteur à l’entrée de l’exposition consacrée à cette « énigme moderne », au Centre Pompidou. La découverte de ce reste d’Homo sapiens aux Eyzies-de-Tayac, en Dordogne, date précisément de cette époque, lorsque s’effectue la prise de con­science de l’antiquité de l’homme. Dans les galeries du musée, un séduisant cabinet de curiosités mêle les premiers objets symboliques du Paléolithique à des œuvres modernes et contemporaines. Progressivement se dessine la façon dont la perception de la Préhistoire a pu modifier l’art moderne, mais, surtout, comment l’art moderne a modifié la perception de la Préhistoire. Ainsi, la Vénus de Lespugue (photo), merveilleuse sta­tuette callipyge en ivoire de mammouth, exhumée en 1922 dans la grotte des Rideaux (Haute-Garonne), côtoie les poupées de Hans Bellmer, les nus dessinés par André Masson, les sculptures de Jean Arp et de Pablo Picasso.

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