Société / France

PMA : faut-il souffrir pour être mère ?​

Temps de lecture : 3 min

Fécondation-visuel

(cc) DrKontogiannilVF

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 114 de Philosophie magazine « Comment vivre avec l’idée de la mort ? », en kiosque le 26 octobre 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Le Comité consultatif national d’éthique préconise d’assouplir l’accès à l’aide médicale à la procréation en 2018. Mais en invitant à prendre en compte la souffrance psychologique des futures mères, n’use-t-il pas d’un argument paternaliste ?

Un spectre hante nos institutions, parmi les­quelles le Comité con­sultatif national d’éthique (CCNE). C’est le spectre du paternalisme – soit l’idée que l’on sait mieux que vous-même ce qui est bon pour vous. Pire encore : vous n’êtes vraiment légitime à demander l’aide de certaines technologies biomédicales… que si vous souffrez psychologiquement. Un passage de l’avis que le CCNE vient de rendre cet été sur la procréation médicalement assistée (PMA) a en effet de quoi intriguer le lecteur : « L’ouverture de l’insémination artificielle avec donneur à des personnes ne souffrant pas de pathologie responsable de stérilité se concevrait pour pallier une souffrance ressentie du fait d’une infécondité secondaire à des orientations personnelles. Cette souffrance doit être prise en compte. »

« Pourquoi faudrait-il qu’une femme célibataire ou homosexuelle souffre psychologiquement, afin d’être en quelque sorte pardonnée d’avoir recours à un don de sperme pour avoir un enfant ? »

Cet article est réservé aux abonnés
Les concepts liés à cet article

ÉtatMalPolitiquePouvoirSociétéUtopie