Un classique éclaire le présent

Restrictions sanitaires à Marseille : pourquoi il aurait fallu être plus machiavélien

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Restrictions sanitaires à Marseille : pourquoi il aurait fallu être plus machiavélien

Le 25 septembre 2020, devant le tribunal de commerce de Marseille, des restaurateurs, serveurs et acteurs de l'économie et de la politique locales (dont le président de la région Paca, Renaud Muselier) crient leur colère face aux mesures sanitaires annoncées par le gouvernement. © PhotoPQR/La Provence/Antoine TOMASELLI/Maxppp

Fermeture totale des bars et des restaurants : les nouvelles mesures restrictives, entrées en vigueur dans la métropole d’Aix-Marseille ce lundi, suscitent l’hostilité de la population et des élus locaux qui regrettent une décision verticale voire punitive. En signe de protestation, Renaud Muselier, président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca), a porté un recours contre cette décision, avec l’appui de représentants du secteur économique et d’autres collectivités territoriales. Tout en prévenant qu’il n’appelle pas « à la désobéissance civile ». Ce débat soulève une question fondamentale en philosophie politique : « qu’est-on amené à accepter de la part du pouvoir politique au nom de la nécessité ? » Cette problématique est au cœur du dernier ouvrage de Michel Terestchenko consacré à Machiavel (Les Scrupules de Machiavel, Éd. JC Lattès), dans lequel le philosophe se propose de restituer la profondeur éthique du penseur florentin. Professeur à Aix-en-Provence, il nous offre son éclairage de la situation et rappelle que l’art de l’action politique en temps de crise repose avant tout sur l’écoute des circonstances. 

Droit au but avec Michel Terestchenko et Machiavel
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