Søren Kierkegaard et le sacrifice
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Cet article est issu du numéro 20 de Philosophie magazine « 20 - juin 2008 », en kiosque le 29 mai 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Pour le philosophe danois, les attitudes d’Agamemnon et d’Abraham permettent de distinguer les exigences éthiques de celles de la foi.
L’Iliade rapporte l’histoire du roi grec Agamemnon qui choisit le sacrifice de sa fille Iphigénie afin que des vents favorables soufflent pour les bateaux de son armée sur la route de Troie. L’Ancien Testament raconte celle d’Abraham, appelé par Dieu à sacrifier son fils unique : Isaac. Les deux récits sont très proches, et mettent en scène, pour Søren Kierkegaard, deux figures distinctes : le « héros tragique » et le « chevalier de la foi ». Il les compare dans Crainte et tremblement (1843).
Les stades de vie
Ce sont les différents modes d’existence possibles : le stade esthétique est caractérisé par la recherche du plaisir ; le stade éthique par celle du devoir ; mais le désir (de l’esthétique) et le sérieux (de l’éthique) ne s’accomplissent que dans le stade religieux où la subjectivité atteint sa réalité la plus haute : la conformité à la volonté divine.