Danse
“Último helecho” : magnifier les métamorphoses avec François Chaignaud et Nina Laisné
Último helecho. De Nina Laisné et François Chaignaud. © Nina Laisné
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Cet article est issu du numéro 197 de Philosophie magazine « L’Empire, stade ultime du capitalisme ? », en kiosque le 19 février 2026. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Le danseur et chorégraphe François Chaignaud a imaginé avec la plasticienne et musicienne Nina Laisné cet opéra hybride, puisant dans le courant artistique baroque comme dans le folklore sud-américain l’étrangeté d’un outremonde qui subvertit les normes.
Baroque – qui est d’une irrégularité bizarre selon l’étymologie. D’abord employé péjorativement, l’adjectif a fini par désigner la richesse d’un courant artistique, dont s’inspire librement François Chaignaud. Danseur et chorégraphe, il a imaginé avec la plasticienne et musicienne Nina Laisné cet opéra hybride, puisant dans le folklore sud-américain l’étrangeté d’un outremonde qui subvertit les normes. Sur scène, une architecture rocheuse tient à la fois de la grotte et du belvédère ; elle vaut quasiment pour tout décor. Sur et sous ce promontoire du songe, les interprètes se produisent, dont Nadia Larcher, chanteuse connue en Argentine, mais également six musiciens d’un ensemble de cuivres, cordes et percussions, qui l’accompagnent, elle et son acolyte. Ils interprètent un mystérieux ballet, une divine comédie plongeant dans les ténèbres pour y chercher une renaissance.