Jeux vidéo
“Zelda” : le jeu vidéo comme jardin japonais
©Façonnage éditions
Le premier principe de l’art japonais du jardin ? « Trente mille lieux doivent être compressés en un seul pied » (Teiji Ito, Space and Illusion in the Japanese Garden, 1973). Autrement dit, le jardin espère capturer et condenser dans son périmètre toute l’étendue du monde.
Un rêve qui est devenu celui des jeux vidéo, écrit Victor Moisan dans Zelda. Le jardin et le monde (Façonnage Éditions, 2021 ; illustrations d’Alex Chauvel). Avec cet essai enthousiaste, à mi-chemin entre le journalisme spécialisé et la promenade philosophique, la mythique saga de jeux vidéo d’aventure de Nintendo Zelda, devient, avec le recours au philosophe Gaston Bachelard, le lieu d’expression d’une poésie de la miniature qui est sans doute celle du genre vidéoludique tout entier.
Zelda. Le jardin et le monde, de Victor Moisan (illustrations d’Alex Chauvel), est paru chez Façonnage Éditions (248 p., 20 €). Il est disponible sur le site de l’éditeur, ainsi que chez votre libraire.