Économie
Biden, Proudhon et les monopoles
Le président Biden vient de signer une ordonnance destinée à promouvoir la compétition économique, le 9 juillet, à Whashington DC. © AP Photo/Evan Vucci/Sipa
« Soyons clairs : le capitalisme sans concurrence n'est pas le capitalisme. C'est de l'exploitation. » Sur Twitter, le président des États-Unis Joe Biden s’en est pris frontalement aux entreprises géantes – les Gafam, en premier lieu – qui paralysent à ses yeux l’économie américaine et accentuent les inégalité sociales. Comme il l’ajoutait dans une allocution au début du mois de juillet : « Nous avons maintenant quarante ans d'expérience en ce qui concerne le fait de laisser les entreprises géantes acquérir de plus en plus de pouvoir. […] Je crois que cette expérience a échoué. » Contre la concentration de richesse entre les mains d’une élite restreinte, qui fausse le jeu économique, Joe Biden veut réhabiliter la « compétition juste » de chacun.
Utopiste, répondait le philosophe anarchiste Proudhon : dans le capitalisme libéral, concurrence et monopole sont inséparables. La première conduit nécessairement au second.