Comme un père ?

Temps de lecture : 2 min

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 110 de Philosophie magazine « Quelle part d’enfance gardons-nous ? », en kiosque le 01 juin 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Retour sur les liens qui ont uni Socrate et Platon.

Si Platon se montre si sévère à l’égard de la démocratie, peut-être est-ce parce que c’est elle qui condamne à mort celui qui décide de sa vocation de philosophe, Socrate. Né dans une famille de la noblesse athénienne en 428 av. J.-C., il se destinait à la politique. De son enfance et de sa jeunesse, on ne sait rien, jusqu’à sa rencontre avec Socrate, probablement avant ses 20 ans. Drôle de lien qui unit le fils bien né et le marginal qui, affublé d’un physique ingrat, confronte le tout-venant à ses contradictions, tout en affirmant que lui-même ne sait rien. La fascination qu’exerce Socrate sur la jeunesse athénienne inquiète les dirigeants de la cité. Qui est cet homme qui s’applique, de façon désintéressée, à remettre le vrai, le beau, le bien au cœur des conversations, quand les sophistes, eux, vantent tantôt le juste, tantôt l’injuste, selon qui les paye ? En 399, Socrate est condamné pour impiété à boire la ciguë. Il se plie au verdict, donnant à Platon le modèle d’une vie puis d’une mort exemplaires. Il rend hommage à la méthode et à l’enseignement de son maître dans tous ses dialogues. Il se lance ensuite dans une série de voyages qui le mènent auprès de Denys Ier, tyran de Syracuse. Il tente de le former à son idéal de philosophe-roi, mais c’est un échec. De retour à Athènes, il fonde l’Académie, sorte d’université dédiée à l’apprentissage de la philosophie, des mathématiques et de la rhétorique. Il meurt en 348, après avoir laissé une œuvre qui forme désormais, avec celle d’Aristote, le socle de la tradition philosophique occidentale.

Cet article est réservé aux abonnés
Les concepts liés à cet article

Maïeutique OpinionPop’philosophiePouvoir