Édito
Cosmos très haut débit
© Charles Berberian pour PM
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Cet article est issu du numéro 74 de Philosophie magazine « 74 - novembre 2013 », en kiosque le 24 octobre 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
La scène se passe au dernier étage du Centre Georges-Pompidou, sur le ponton métallique, face aux escaliers mécaniques, qui s’avance périlleusement au-dessus du vide. C’est, à mon avis, l’un des plus beaux points de vue que l’on puisse prendre sur la ville de Paris. Plus stratégique que le panorama que l’on glane en haut des tours de Notre-Dame, car on y embrasse du regard une palette plus large de monuments, de la tour Montparnasse au Sacré-Cœur en passant par le bouquet de gratte-ciel de La Défense. Et moins écrasant que le coup d’œil que l’on peut prendre depuis le troisième étage de la tour Eiffel, d’où la capitale est si aplatie par la distance qu’elle en semble moins une cité vivante et bruissante qu’une sorte de maquette inanimée ou de cartographie grisâtre.