États-Unis

Deb Haaland, première ministre amérindienne

Temps de lecture : 1 min

Deb Haaland, première ministre amérindienne

Deb Haaland en 2018.

© AP Photo/Juan Labreche/Sipa

« La nomination de Deb Haaland […] représente […] un moment historique qu’aucun d’entre nous n’oubliera jamais », soulignait hier, dans L’Express, un conseiller amérindien du gouvernement de l’État du Nouveau-Mexique. De toute l’histoire des États-Unis, c’est en effet la première fois qu’une personne issue d’une nation amérindienne pourrait devenir secrétaire d’État (l'équivalent américain de ministre). Une femme, qui plus est, dans un univers politique encore largement dominé par les hommes. Et à un poste important : le département de l’Intérieur, qui gère non la police et le maintien de l’ordre comme c’est le cas en France (cette fonction est dévolue au département de la Sécurité intérieure), mais les terres fédérales et leurs ressources. Reste à attendre la confirmation, probable, de cette nomination par le Sénat, le 20 janvier prochain. Mais d’ores et déjà, en choisissant Haaland, Joe Biden affirme sa volonté de transformer les relations entre l’État fédéral et les nations amérindiennes – car, au-delà du symbole, Haaland aura en charge la gestion du Bureau des affaires indiennes. Brian Burkhart, philosophe et membre de la nation cherokee, y voit un « changement de paradigme » qui ébranle la logique d’expropriation des terres autochtones autour de laquelle le département de l’Intérieur s’est construit.

Brian Burkhart : “Une porte s’ouvre pour les revendications autochtones”