La citation corrigée

“Dieu est mort”

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Nietzsche-Mort

(cc) Wikimedia Commons

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Cet article est issu du numéro 111 de Philosophie magazine « L’idéal de simplicité », en kiosque le 06 juillet 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

La nouvelle vient de tomber sur nos téléscripteurs… Dieu est mort.

C’est une immense émotion qui traverse toute l’humanité – humaine, trop humaine, sans doute. Nous attendons des réactions de tous les coins de la planète après ce coup de tonnerre qui a pris tout le monde de court… Notre correspondant, Friedrich Nietzsche, est en ligne. C’est lui le premier, #tristesse, qui a annoncé la nouvelle par ce Tweet laconique « Dieu est mort »… Friedrich, vous m’entendez ?

— Eh bien ! oui, François, c’est en effet la nouvelle du jour et peut-être même de la semaine (je n’ose pas dire du mois) qui a surpris tout le monde et qui a tout de suite été relayée par des millions et des millions de Followers, #nouvellesensationnelle. Je dois le dire, la nouvelle a étonné, attristé, révolté, scandalisé, désespéré parfois, elle est encore remise en cause dans pas mal de milieux chrétiens, cependant elle est bel et bien confirmée : Dieu est mort. Certains, en effet, ont reçu la nouvelle avec autant de scepticisme que Jean-Luc Mélenchon découvrant un soir d’élection les estimations de la Sofres, mais je peux dire que cette information est, à l’heure qu’il est, certifiée et qu’elle ne peut plus être mise en doute : Dieu est mort, #mortetenterré. C’est évidemment un tremblement de terre pour tous ceux qui trouvaient un réconfort absolu dans Son existence. Dieu est donc décédé, mais il semblerait que, depuis un moment, Il présentait, selon Ses proches, des signes de fatigue, Il n’était pas au mieux… Malgré cela, c’est la consternation, on est toujours bouleversé quand un être cher disparaît, même s’il ne s’agissait pas à proprement parler d’une surprise… Je n’ai pas réussi à connaître Son âge exact. Tout ce que je peux dire, c’est qu’Il n’était pas né de la dernière pluie. Voilà, François, ce que je peux vous dire, je ne manquerai pas de vous rappeler dès que j’aurai de nouvelles informations à vous communiquer. C’était Friedrich Nietzsche en direct de l’arrière-monde…

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