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Écosse : peut-on être nationaliste et progressiste ?

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Écosse : peut-on être nationaliste et progressiste ?

Un manifestant pro-indépendance devant Holyrood, le siège du Parlement écossais, à Édimbourg, le 1er février 2020. © Andy Buchanan/AFP

50 % des Écossais sont désormais favorables à l’indépendance de leur nation vis-à-vis du Royaume-Uni, indique un sondage récent paru dans le Sunday Times. Les choses ont bien changé depuis le dernier référendum sur la question (2014), qui avait vu le « non » l’emporter à 55 %. 

Le Brexit n’est pas étranger à ce revirement : alors que près de 52 % des Britanniques avait voté pour la sortie de l’Union européenne, les Écossais avaient voté contre à 62 %. Une fracture nette, qui explique le désaveu croissant des Écossais pour les politiques menées par Londres. Si une (courte) majorité veut se séparer du Royaume-Uni, c’est d’ailleurs, en partie, dans le but de réintégrer l’Union européenne. Étrange nationalisme qui épouse le cosmopolitisme et le progressisme plutôt que le conservatisme et le repli sur soi !

Que trouve-t-on sous le kilt du nationalisme écossais ?
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