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Cet article est issu du numéro 9 de Philosophie magazine « 9 - mai 2007 », en kiosque le 26 avril 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Plus on regarde loin dans l’Univers, plus on remonte dans le temps. Jusqu’aux débuts du cosmos ? Une question qui se heurte à la difficulté de penser le néant.
En 2003, la Nasa lance un ambitieux programme baptisé « Origins » (https://origins.jpl.nasa.gov/index1.html). Il prévoit jusqu’après 2020 plusieurs longues et coûteuses missions spatiales. La planétologie est à l’honneur : il s’agit de collecter des informations sur les objets situés aux confins de notre système solaire, mais aussi sur les exoplanètes (près de 200 exoplanètes ont été découvertes depuis 1995. Plusieurs missions spatiales ont pour objectif de les traquer dans l’espoir de détecter des planètes semblables à la Terre) – celles découvertes autour des autres -étoiles – en vue de détecter d’éventuels signes propices à l’apparition de la vie. Mais l’astronomie stellaire et galactique n’est pas en reste non plus : ces missions se proposent d’étudier la formation des étoiles et des premières structures de l’Univers, pour mieux comprendre les premières galaxies. L’idée fédératrice de toutes ces missions est la recherche des « origines », comme l’affirme la présentation de la Nasa : celle de la vie, du système solaire, des galaxies, de l’Univers, enfin. « D’où vient le monde ? » est la question à la fois confondante, arrogante et ambitieuse qui pourrait résumer l’esprit du programme de l’agence spatiale américaine.