Flipper. Jusqu’au dernier tilt

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Cet article est issu du numéro 116 de Philosophie magazine « Peut-on désirer sans dominer ? », en kiosque le 11 janvier 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Un peu flippé ? Pourquoi ne pas faire rebondir vos angoisses sur le bumper avant de les envoyer au fond du trou.

Mardi 2 avril 1974. Dans la nuit, j’ai rêvé que Georges Pompidou était mort. Je me réveille, et voilà qu’à la radio on annonce la mort du président. Je me dis : « Rien d’extraordinaire à cela. Ça fait des semaines qu’on parle de son cancer ! », et je n’y attache pas plus d’importance que ça… J’arrive boulevard Saint-Germain pour ma séance de psychanalyse. Comme d’habitude, je suis en avance. Un petit noir au comptoir. Personne au flipper. Je demande des pièces au garçon. Jaune, orange et rouge clignotant de tous ses feux, c’est un Vulcan de chez Gottlieb avec sur le fronton un athlète blond qui manipule la foudre. Je pose ma cigarette sur la vitre et glisse une pièce dans la fente du monnayeur.

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