Trois regards tournés vers le ciel

Frédéric Nef: “Les mathématiques, armature de l’Univers”

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Frédéric Nef: “Les mathématiques, armature de l’Univers”

Pour réaliser une prise de vue du “bouillon intergalactique” Hubble a pointé son objectif sur cette zone pendant quatre mois afin de bénéficier de la lumière nécessaire © Nasa

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Cet article est issu du numéro 86 de Philosophie magazine « 86 - février 2015 », en kiosque le 15 janvier 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

« Il y a deux parties très différentes dans ce portfolio : au début, les planètes de notre système solaire, puis les étoiles. Les distances entre les planètes ne sont pas très importantes si on les compare aux années-lumière qui séparent les étoiles. Nous prenons conscience par les images des différences relatives de la taille des corps célestes. Dans la seconde partie, avec les galaxies, ce sont les distances qui sont plus impressionnantes. Nous avons là un sentiment d’infini très différent du premier. En prenant un endroit du ciel où rien ne brille, Hubble révèle, après une observation de quatre mois, une soupe complexe de galaxies contenant chacune des milliards d’étoiles. En un sens, Pascal s’est trompé. Il n’y a pas de vide cosmique infini, puisque si un observateur scrute le ciel de plus en plus loin avec un télescope, il verra toujours surgir des objets jusqu’à 13 milliards d’années-lumière, presque voisines du big bang.

 
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