Rock & philo
“Harvest”, la moisson nietzschéenne de Neil Young
Neil Young en concert, le 9 novembre 1976, à Austin (Texas). © Mark Estabrook/wikimediacommons_CC - Pochette de l’album “Harvest”, 1972.
Neil Young a rarement autant fait parler de lui. Le rockeur canadien a récemment déterré la hache de guerre contre Spotify. Young reproche au géant des plateformes audio de laisser Joe Rogan, podcaster star aux États-Unis, proférer des messages racistes et de désinformation sur le Covid et la vaccination. En conséquence, le musicien de 76 ans a retiré l’intégralité de ses chansons de la plateforme, entraînant dans son sillage l’exode de nombre d’artistes.
Les abonnés de Spotify seront notamment privés de l’un des sommets de sa discographie, Harvest, paru en février 1972, il y a pile cinquante ans, et qui contient le plus gros tube de sa carrière« Heart of Gold ». Un album riche aussi d’arrangements orchestraux – parfois envahissants – signés du grand producteur Jack Nitzsche, mort le 25 août 2000, un siècle jour pour jour après son homonyme Friedrich Nietzsche.
Cette coïncidence suffit-elle à faire de Harvest un disque nietzschéen ? On vous donne les réponses, aussi bien apolliniennes que dioniysiaques.