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“IA-anxiété” : la grande peur de l’intelligence artificielle

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“IA-anxiété” : la grande peur de l’intelligence artificielle

© Alexandra Koch / Pixabay

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« Après l’éco-anxiété, l’“IA-anxiété” », titrait récemment le journal Libération. Retour sur une notion qui, si elle se répand à grande vitesse dans l’actualité ces derniers temps, ne date pas tout à fait d’hier… et ne joue pas sur les mêmes ressorts.


Si la notion d’« AI anxiety » – soit l’anxiété liée à l’intelligence artificielle – a considérablement gagné en notoriété depuis un an, dans le sillage du succès de ChatGPT, l’expression remonte en fait à 2017. Elle est théorisée par l’ingénieure américaine Deborah G. Johnson et le spécialiste des médias Mario Verdicchio dans leur article « AI Anxiety », publié dans le Journal of the Association for Information, Science and Technology. Les deux auteurs définissent le concept en ces termes : « La peur et l’inquiétude exprimées à l’égard d’une IA devenue incontrôlable », qui prendrait ses propres décisions indépendamment de l’homme et pourrait, in fine, lui nuire.

Comme l’ajoutent les deux chercheurs, « l’angoisse de l’IA a en fait une longue histoire, qui remonte aux premiers ordinateurs modernes, lorsque beaucoup craignaient que ceux-ci ne menacent l’idée même de ce qu’est l’être humain. Les êtres humains sont considérés comme uniques en raison de leur capacité à penser ; si les ordinateurs pouvaient également penser, alors les idées fondamentales concernant l’être humain seraient ébranlées ». L’IA-anxiété est donc double, mais ses deux dimensions sont interconnectées : elle nous fait redouter l’avènement d’un algorithme autonome qui supplanterait l’humain et qui, ce faisant, remettrait en cause « la distinction entre l’homme et la machine ».

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