Jean-Marc Rochette. Rêveur alpin

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Cet article est issu du numéro 141 de Philosophie magazine « Le bonheur est dans le près », en kiosque le 17 juillet 2020. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Après avoir signé “Ailefroide. Altitude 3954” et “Le Loup”, deux des plus belles bandes dessinées de ces dernières années, il vient de publier un nouvel opus de sa série “Le Transperceneige” – “Extinctions, acte II” (scénario de Matz, Casterman) –, récemment adaptée par Netflix. Il prend aussi la parole dans un livre de conversations, “Manifeste pour peindre le bleu du ciel” (Guérin/Paulsen), pour expliquer que sa quête de toujours est la peinture et qu’il rêve de rendre sur la toile la personnalité des montagnes et la qualité de l’azur au-dessus des cimes. Nous avons interrogé cet artiste au trait rugueux comme une paroi rocheuse, qui vit l’essentiel du temps dans un coin retiré de la vallée du Vénéon.

La solitude, vous l’aimez comment ?

À deux.

 

Le meilleur conseil qu’on vous a donné ?

Mon grand-père m’a dit : « Tant qu’il y a des balles, il faut tirer. » Il entendait cette formule en un sens guerrier, mais je la transpose volontiers sur le plan artistique.

 

Une rencontre déterminante ?

Francis Masse, un auteur de bande dessinée qui travaillait pour Actuel et habitait mon quartier, à Grenoble. Il m’a fait entrevoir qu’il était possible, grâce au métier de dessinateur, de se situer en dehors de la société et de vivre.

 

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