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Jean-Toussaint Desanti. Les labyrinthes de la liberté

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Cet article est issu du numéro 17 de Philosophie magazine « 17 - mars 2008 », en kiosque le 28 février 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

« Pas d’arme. Il faut savoir ce que cela veut dire. C’est la crosse qui manque sous la paume et la détente qui manque sous l’index. C’est comme si tout à coup le corps devenait incomplet à la main inutile. Alors c’est le monde même qui vient à manquer, à la mesure de cette incomplétude. » C’est dans ce « signal de meurtre » que Jean-Toussaint Desanti situe l’origine de son engagement. Signal émis une aube de juillet 1942, place du Panthéon à Paris, quand il voit, impuissant, ces enfants juifs assis sur leurs valises, entourés de gendarmes français. Résistant, militant, philosophe dont la tâche consiste alors à « faire penser ce qu’il convient qu’on pense » au sein du parti communiste auquel il adhère en 1943, Desanti le quitte en 1956, quand le rapport Khrouchtchev dénonce les crimes de Staline. De cette période, témoigne Une pensée captive, recueil d’articles parus dans La Nouvelle Critique de 1948 à 1956 (PUF, 19 euros).

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