Pourquoi grimpons-nous aux arbres ?

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© Séverine Scaglia

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Cet article est issu du numéro 125 de Philosophie magazine « Et vous, comment faites-vous la fête ? », en kiosque le 28 novembre 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Il n’y a pas que les enfants et les pompiers sauveurs de chats qui montent aux arbres. Le succès des parcs d’« accrobranche » révèle notre goût pour l’aventure sylvestre. Mais pourquoi s’élever dans ces labyrinthes feuillus ? Du haut de leur perchoir, les philosophes répondent.

Pour s’y réfugier ou s’y embusquer

Hobbes (XVIIe siècle)

« L’homme est un loup pour l’homme », écrit Hobbes. Mais les loups ne montent pas aux arbres. Grimper aux arbres est donc un bon moyen de trouver refuge contre les prédateurs et tout particulièrement contre nos semblables. À moins que les arbres ne permettent de tendre une embuscade aux promeneurs peu vigilants, comme le faisaient Robin des Bois et ses compagnons dans la forêt de Sherwood. C’est qu’à l’état de nature, état de « guerre de tous contre tous », explique l’auteur du Léviathan, tout le monde se méfie de tout le monde et abuse de son droit naturel de se défendre par peur d’être tué le premier. Les arbres, pour qui y grimpe, permettent de voir sans être vu et de survivre dans un monde jugé hostile 

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